
J’ai écris la semaine dernière à propos de Nathalie Elgrably et ses questions sur les changements climatiques. J’ai reçu beaucoup de commentaire (surtout sur la qualité de mon français) et j’aimerais bien vous faire partager ma vision sur la position de l’homme sur l’environnement.
Le texte vient d’un travail que j’ai fait cet automne dans le cadre du cours sur les changements climatiques à l’Université Laval. La question était : selon vous, quelle est la place de l’être humain dans la nature.
L’une des questions les plus fondamentales de l’espèce humaine est aussi l’une des plus pertinentes dans le dossier des changements climatiques. Quelle est la place de l’être humain dans la nature? Une question qui a été poussée par les plus grands philosophes et toutes les religions sans jamais trouver de véritable réponse. Même si la tâche semble colossale, je vais essayer d’exprimer ma position en expliquant les trois sources de mon raisonnement.
Hubert Reeves disait que nous ne sommes que des poussières d’étoile. À la limite, cette expression est hautaine pour nous car même notre planète ne pourrais avoir ce titre enviable tant l’univers est puissant et vaste. Par vaste, on parle d’une entité quasi infinie et en expansion et par puissant, que seulement notre soleil, cette source de vie, va finir par rôtir la terre d’ici quelques milliards d’années.
D’un autre coté, notre héritage judéo-chrétien basé sur le monothéisme et la Bible fait de nous la créature élue par un dieu tout puissant créateur du ciel et de la terre. Cette vision, combinée avec certains passages de la Genèse qui stipulent que Dieu a créé les animaux et la nature pour que nous puissions les exploiter dans le but de prospérer, est très mercantile et donne peu de considérations sur les sujets exploités, car Dieu a dit qu’ils les avaient créés pour qu’ils servent nos fins et qui veut s’opposer à sa volonté?
En dernier lieu, il y a tout le mouvement Gaïa qui émane des peuplades en lien direct avec la nature et de personnes qui croient que par ses interactions très complexes, la terre serait un être vivant. Un mouvement qui peut déraper facilement vers l’eugénisme mais qui est fort d’instruction sur la manière dont on détruit notre seule et unique planète.
Mon opinion est que malgré que nous soyons moins que des acariens à l’échelle astronomique, notre intelligence et notre situation unique nous pousse à utiliser notre environnement pour compléter une certaine destinée manifeste. Cependant, même si nous ne sommes pas le pire danger pour notre planète, nous sommes en ce moment ceux qui en abusent le plus et que, simplement pour une question de qualité de vie, on devrais faire un effort pour garder l’ensemble qui nous soutient propre et vivable.
Alek
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