Sur les lucides

De retour sur mon blog après plusieurs mois d’absence. J’ai décidé de mettre mon énergie sur mes études et j’ai pris de trop longues vacances cet été.

Cependant, ça fait déjà plusieurs semaines que je mijote un texte sur les fameux lucides, ceux qui ont écris le manifeste pour un Québec lucide.

Premièrement, je ne supporte pas la vision des signataires du manifeste. Une vision étroite qui s’évertue à jeter le bébé avec l’eau du bain. Cependant, je dois admettre que leur option trouverait facilement écho au Québec qui ne possède pas de véritable droite à proprement parlé.

C’est sur ce dernier point que j’aimerais vous entretenir.

La seule véritable option de droite, l’ADQ, est en train de mourir. Or, l’ADQ pourrait devenir le véhicule des lucide. Si les lucides ne veulent pas être associés à l’ADQ, ils ont facilement la possibilité et les ressources pour lancer un parti qui permettrait de représenter leur option.

De plus, la débandade des Libéraux et le manque d’attrait pour l’option souverainiste pourraient mettre un parti de droite en bonne position lors des prochains élections.

Alors, que ce passe-t-il? Rien, silence radio! Les lucides ne font rien pour sauver le Québec, qui, selon eux, se dirige tout droit dans le mur. Alors, que faut-il en penser?

J’essaie de comprendre et… je ne trouve pas de raisons. Il serait facile d’être cynique et dire que les lucides ne croient en leur propre option, mais je crois que la raison est toute autre.

Je crois que ce manifeste, représente plus une tranche de la bourgeoisie des baby boomers qui est blasée de la politique et qui se soucie plus de passer une retraite paisible avec accès aux services de santé québécois. Cette tranche de la société a déjà reçu énormément de cette société québécoise, de ce modèle québécois que l’on dit dysfonctionel. Or ils demandent au reste de la société de se serrer la ceinture afin de pouvoir profiter du système jusqu’à leur mort.

J’exagère peut être, mais je me pose de sérieuses questions sur les véritables motivations des lucides. Sur leurs visions presque apocalyptique du Québec de demain, mais leur manque total d’actions politiques, du manque d’implications civile ou médiatique, me rend terriblement perplexe.

Alek

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Entrevue à Radio X (nouvelle heure)

Je me suis fait demander en entrevue demain à Tag 96,5 Radio X dans l’Outaouais pour mes opinion dans le dossier environnemental.

Je vais accepter pour relever le défi. C’est une invitation demain matin à 7h55.

Vous pouvez écouter en direct ici.

Alek

Limbaugh, Beck, Elgrably, Dupont et les vrai questions vu par South-Park

En écrivant mon texte bourré de fautes sur Nathalie Elgrably hier, je me suis certes ennuyé d’Antidote, mais aussi rappelé cet excellent épisode de South-Park.

En effet, à force d’écouter la droite parler, je me rend compte qu’elle pose beaucoup de questions. Que ce soit les bonzes américains ou même les animateurs surréalistes de CHOI radio X, tous ont cette prétention de poser les VRAIS quetions.

Bon visionnement

Alek

AHHHHH! Nathalie!

Voici ce que j’ai écris à Nathalie Elgrably en réponse à son article dans le Journal de Montéal/Québec parru l 17 septembre 2009. Jai envoyé cette lettre le 20 novembre, toujours sans réponse 😦
Je viens de lire votre texte sur l’écolocratie paru le 17 septembre dans le Journal de Montréal et sans vouloir vous offenser, vous devriez en rester à l’économie ou ouvrir n’importe ouvrage de base sur les changements climatique. En effet, votre méconnaissance sur les facteurs qui peuvent causer les changements climantiques est tout aussi pathétiqe que le fait que vous étalez votre ignorance dans le quotidien le plus lu en province.
 
Cependant, pour votre éducation je vais essayer de vous répondre
 

1) Si l’être humain est responsable du réchauffement climatique, comment expliquer que la planète Mars se réchauffe alors qu’elle est inhabitée?

L’être humain n’est pas le plus grand vecteur de changements mais sa participation accélère le processus

2) Si l’activité solaire est responsable de l’augmentation de la température sur Mars, pourquoi ne serait-elle pas également la cause des phénomènes observés sur Terre?

Car le forcage astronomique n’est pas le même sur Mars que sur Terre, la compositin du sol et de l’atmosphere n’est pas identique. Votre question est comme demander pourquoi une Hyunday Accent ne va pas aussi vite qu’une Ferrari, pourtant les deux marchent à l’essence.

3) Comment expliquer les cycles de réchauffement et de refroidissement enregistrés bien avant l’avènement du moteur à combustion?

Il y a les cycle de milankovich, les cycles solaires, l’effet d’albedo et la dérive des continents qui sont un facteur essentiel aux périodes géologiques. (si vous me réécrivez, je vais tous vous les expliquer)

4) Comment expliquer que le niveau de CO2 était 8 fois plus élevé à l’époque des dinosaures qu’il ne l’est aujourd’hui?

Premièrement il y avait moins de glace ou de régions glacées donc moins de captage de carbonne dans ces zones, Les océans étaient plus chaud et absorbaient moins de CO2 par dissolutions et la végétation éaient plus intense et marrécageuse ce qui libère beaucoup de CH4 par la décomposition (vous devriez dire aussi qu’a cette époue, le niveau des océans était de 60m suppérieur)

5) Pourquoi les données des Nations-Unies ne révèlent-elles aucun réchauffement depuis 1995?

J’aimerais voir ces données… Le GIECC et la CCNUCC ne disent pas ca

6) Que penser des scientifiques qui sont nombreux à annoncer un refroidissement de la planète?

Dans 5000 a 10 000 ans lors de la prochaine ère glaciaire.

7) Pourquoi persister à dire que le débat est clos alors que des centaines de scientifiques contestent la thèse du réchauffement?
 
Car ces scientifiques sont trop souvent partial. Aussi, trouvez un scientifique indépendant, avec une étude indépendant pour me prouver que ca existe… on essera d’en trouvrer 99 autres apres pour atteindre la premiere centaine, on répètera ensuite.
 
Alek

Budget du courrage, du désspoir ou de l’hypocrisie??

Ohhhhhh!! Mon ami vincent Geloso va avoir un orgasme…. je vais parler du rapport Montmarquette. Pire, je vais dire que pour une fois j’approuve certaines hausses des côuts. Attention, si vous êtes de gauche vous pourriez ne pas aimer.

Répondre à la question que suggère mon titre est très difficile. En premier, je peux dire que la ministre a mis ses culottes et fait certains choix difficiles qui demande du courrage et qui doivent faire mal au coeur. Cependant, plusieurs de ces choix auraient du être fait il y a plusieurs années en douceur. Finalement, je trouve un peu hypocrite d’utiliser la crise économique pour imposer une vision qui doit être débatue, ou qui aurait du être débatue en même temps que les champions de la sociale démocratie, les États Scandinaves il y a quelques années. J’aimerais voir comment on peut approcher ce budget sur ces trois angles.

Courage?

Je l’avoue, j’aime ce budget. Pas vraiment à cause de son contenu, mais plutot par sa position dans le moment historique (que j’en vois pas un me dire que je fais de la dialectique marxiste). En effet, un gouvernement de centre droit qui doit « dealer » avec une crise économique est toujours un plaisir jouissif. Le dilemme entre idéologie et la réalité est un spectacle intéressant. Au dela de l’aspect purement idéologique il force le Québec à arrêter sa fuite à l’avant et poser les vraies questions. Que doit être le modèle québécois? Comment devons-nous voir gérer notre société? Etc. Il y a aussi le courrage d’augmenter la TVQ, de faire un déficit (pas très important) et d’augmenter les frais de service. Finalement, dépoussiéré en parti le rapport Montmarquette, cette boite de pandore de la droite, est à la limite de la témérité voir la de la folie.

Désespoir?

Ça ne doit pas bien aller dans les finances publiques pour sortir des boules à mythes le rapport Montmarquette. Un rapport qui prône une réforme en profondeur de l’État québécois et dont le budget est une version édulcorée. Il faut aussi être désespéré pour monter la TVQ d’un point alors que la ministre avait rejeté l’idée même il y a quelques mois. Ce qui me fascine le plus, c’est que cette crise devient la mère de mesures étranges provenant d’à gauche et à droite. On parle aussi du dernier budget Forget, que la ministre va quitter la vie politique et qu’elle ne s’attendait pas à écrire son dernier acte budgétaire à l’encre rouge. Porter l’odieux de ce budget déficitaire (sic) l’a forcé à entrevoir la reprise plus tôt que tard et j’espère qu’elle aura raison.

Hypocrite?

En regardant toutes ces mesures, je me rends compte qu’il y a de l’hypocrisie latente. Premièrement, ouvrir la boite de pandore qu’est le rapport Montmarquette comme solution de sortie de déficit peut-être dangereux. Entre de bonnes mains (peut-être celle de Vincent Geloso…. Euhhh non! :P) ce rapport pourrait donner au Québec un souffle et une nouvelle dynamique. Cependant, les partisans de M. Montmarquette sont trop idéologues pour l’utiliser subtilement, pour en voir les différences entre la théorie et le pratique. Je crois aussi que la hausse de la TVQ représente un constat d’échec de la politique fiscale du gouvernement et que c’était probablement l’une des solutions au déséquilibre fiscal. C’est aussi le premier budget déficitaire en 10 ans, mais la dette n’a pas arrêter d’augmenter depuis. J’aimerais bien savoir pourquoi que ça prend une crise où tous les États occidentaux plongent dans le rouge pour que Québec annonce enfin qu’elle fait des déficits non comptabilisés.

Pourquoi maintenant j’aime ce budget (autre que la dialectique marxiste)? Parce que pour la première fois en plusieurs années, j’ai l’impression que le budget dit les vraies affaires. Il n’essai pas de dépeindre un Québec surtaxé, il n’essaie pas de cacher les déficits, il parle directement de hausse de frais, il ne coupe pas dans les services pour faire des économies de bouts de chandelles et il ne renfloue aucune industrie précaire. Il s’assume comme un budget de crise alors qu’il y a une crise. Il ne fait pas un déficit astronomique et donne de véritables solutions pour sortir de la crise. Il sait utiliser le courage, le désespoir et l’hypocrisie et l’harmonisé dans un budget sans fioritures mais efficace.

Wow, c’est peut être de ça que nous devrions se souvenir du possible dernier budget de Monique. Un budget courageux, désespéré et hypocrite, mais surtout un budget sensé.

Alek

PS L’an prochain, si je tiens encore mon blog, je me tape le huis clos pour vous 😛

Je me pose des questions sur mon orientation…..

Depuis quelques mois, je me remets en cause. J’aborde le sujet sur plusieurs niveaux, personnel, professionnel, sentimental etc.

Plusieurs de ces grandes questions restent en suspend, le questionnement est un processus long et parfois inutile. Cependant, je me rapproche de plus en plus d’une réponse face à mon orientation…. Politique (croyez vous vraiment que j’allais parler de mon orientation sexuelle dans mon blog… petits voyeurs allez :P)

Ayant déjà fleureté avec les deux coté de spectre, j’en suis venu à la conclusion que les deux étaient utiles et en même temps mère de toutes les stupidités. Leur apport au grand débat de la vie est nécessaire, mais ce qu’on fait en leur nom est d’un ridicule et d’une bêtise assumée.

Des deux, j’essaie de rechercher le meilleur et rejeter les aberrations. J’essaie de me sortir de l’idéologie pure tout en évitant l’extrême centriste qui est un excitant monument à l’immobilisme tout azimut et au conservatisme (de gauche et de droite) le plus sclérosé. C’est une gymnastique délicate qui demande sans cesse des efforts et qui déçoit souvent mes amis qui aiment patauger dans l’idée.

J’aimerais bien me considérer lucide et/ou pragmatique, mais ces termes ont été repris par le discours de droite dans une subversion des plus hypocrite et démagogique, ça me donne le gout de vomir. J’aimerais aussi me dire social démocrate mais le cantonnement de ses défenseurs qui refusent de voir un modèle en crise qui a besoin de changement me désole ou m’exaspère selon mon humeur.

Il y a aussi l’utopie…. Bon passons….

Il ne me reste donc peu de voies intéressantes. Il y en a une par contre qui s’illumine devant moi. Une voie pleine de douceur et de subtilités. En fait elle ressemble plus à une traversée du désert lors de la guerre Iran-Irak, there will be blood.

Pourquoi avoir choisie cette voie alors? Car, dans la grande majorité des cas il vaut mieux en rire qu’en pleurer, que le plus vil des hommes est capable des plus grandes choses, que le plus noble des héros peut s’abaisser bien bas, que les meilleures intentions peuvent mener au pire désastre et vice versa.

Je ne veux pas que vous pensiez que j’embrasse le cynisme par dégout de la vie ou par défaitisme. Je pourrais le faire par déconstructivisme aussi, mais même encore, je crois que le cynisme peut être porteur de création, que l’esprit critique qu’il apporte peut amener des solutions nouvelles et créer de nouvelles dynamiques.

En fait, je crois que le cynisme permet de voir le monde comme il est, beau et laid. Il peut s’émerveiller devant un blanchon sur la banquise, s’horrifier de le voir se faire massacrer a coup de gourdin, mais comprendre que c’est essentiel. Fuck Brigitte Bardot

Alek

Brute vs brutalité II

Hier, j’ai écris sur les manifestants qui fantasmaient sur la révolution et qui ont foutu le bordel lors de la manifestation contre la brutalité policière.

Aujourd’hui, j’aimerais bien parler des policiers et des instances de pouvoir qui guident nos gardiens de la paix.

J’aimerais commencer par cette observation. En 1994, quand le sommet du G-7 a eu lieu à Halifax, certaines images montraient les chefs d’État débarquer de leur limousine devant l’hôtel ou se tenait la réunion. Pas de clôture, pas de gardes armés comme Rambo ni d’hélicoptères de combats prêt à fondre sur tout « ennemi » potentiel. Les manifestants étaient remplacés par des citoyens ordinaires qui attendaient impatiemment leur leader préféré avec un petit drapeau. Les temps ont bien changés. Mais que s’est-il passé?

Premièrement les leaders mondiaux ont commencés à discuter économie afin d’imposer des changements profonds aux sociétés. Certains de ces changement sont nécessaires, d’autres moins. Cependant, les négociations et tractations se sont faites derrière des portes clauses, une ineptie en démocratie. La réaction était prévisible et les gens sont descendus dans la rue à Seattle. Depuis, c’est l’hécatombe : Québec, Gènes, etc. s’enfermant dans une logique de cachette et de secret de plus en plus exaspérante. La frustration de la population peut alors se comprendre et les moyens de celle-ci pour dénoncer la situation viennent de toutes ses tranches, des plus soft aux plus extrêmes.

Deuxièmement, il y a eu le 11 septembre qui a changé pour près d’une décennie le concept de sécurité à haut niveau. Je n’extrapolerais pas ici.

Finalement, cet amalgame de sécurité renforcée, de peur d’attaque terroriste et de culture du secret donne des munitions à ceux qui veulent dénoncer et qui sont marginalisés.

Si je peux expliquer la situation en quelques mots, l’économie mondiale est souvent vue comme un actionnariat dont les chefs d’états et de grandes entreprises croient avoir la pluralité des actions alors que le peuple doit subir comme les petits actionnaires (pour les États les plus puissants) ou pire comme les employés (pour les États plus faibles)

La sécurité dans tout ça? Les forces de polices sont devenues avec la force des choses et la donne post 11 septembre des outils d’imposition de l’ordre qu’on veut. Étant tout de noir vêtus, arborant des armures et des armes dignes d’une petite armée, elles se sont écartées de leur mission première que de protéger et servir les citoyens pour défendre les intérêts de personnes élues ou non qui s’enferme dans des conditions de sécurités maximale pour jouer avec les destinées de nos nations. Ils font leur job certes, mais ils se font aussi entraîner dans une confrontation inutile qui les donne perdants. En effet, les policiers sont maintenant vus comme des brutes qui ne sont plus au service de la population (alors qu’ils font partie de celle-ci) mais qui vont subir aussi les effets de ces négociations. Demandez-vous pas pourquoi le très haut taux de suicide chez les effectifs policiers.

J’ai fait ce long préambule pour en venir au point des manifestants cagoulés ou masqués. C’est vrai que la majorité de ceux-ci le font pour ne pas être reconnus. So what? Les policiers n’arborent plus leur matricule, ils refusent de s’identifier lors des évènements et ils abusent de leur pouvoir comme la GRC sous Zacardeli. De plus, si j’ai le gout de manifesté déguisé, c’est ma liberté d’expression. Va-t-on arrêter les manifestants déguisé en animaux qui protestent contre la fermeture d’un zoo?

Je crois que toute cette histoire pourrait se résoudre si les gouvernements n’avaient plus peur d’affronter leur population face aux choix qu’ils font pour eux, qu’ils laisse les citoyens participer comme acteur de premier plan et non comme spectateur de deuxième ordre. Que les personnes à la tête des services de police redéfinissent leur rôle, qu’ils s’intègrent comme un outil de développement et non comme un outil de répression et que les manifestants fassent le ménage dans leurs troupes.

Alek

En terminant, voici un petit vidéo du pourquoi je déteste les forces de l’ordre depuis le 11 septembre.