Réponse à l’article de Serge Truffaut du Devoir

Incendies en Russie – Capitalisme sauvage

Serge Truffaut 10 août 2010  Europe

Des centaines de citoyens russes sont morts carbonisés ou intoxiqués. Des centaines d’animaux également. Des nuages opaques planent sur Moscou, mais aussi sur bien des villes, bourgs et villages, de la Sibérie à l’Oural. Tout un chacun le sait, des milliers d’hectares de forêts ont été décimés. Des lacs, des rivières, des nappes phréatiques ont été contaminés par des tonnes de produits toxiques enfermés dans des fûts ou dans des tonneaux dispersées ici et là depuis que Vladimir Poutine avait ordonné, alors qu’il venait d’être nommé premier ministre en 2000, la suppression du ministère de l’Environnement.

Tous ces constats, tous ces drames en cachent un autre qui va durer plus longtemps: la crise alimentaire, voire la famine, qui va frapper de plein fouet des millions de Russes. Car outre les forêts, des milliers et des milliers d’hectares de jardins potagers ont été eux aussi détruits. Or, on sait trop peu que la culture des fruits et légumes est vitale à la survie alimentaire de la grande majorité des habitants de cet immense pays.

Prenons l’exemple de la pomme de terre. Selon le journal en ligne Mediapart: «80 % de la consommation des pommes de terre de l’espace rural russe et des périphéries des villes est fournie par ces espaces qui permettent aux Russes de ne pas succomber au désespoir et à la malnutrition.» Les plans de tomates, de choux, de concombres et autres étant en cendres, le petit cultivateur est confronté à un double défi. Un, comment s’alimenter dès à présent? Deux, comment va-t-il se nourrir lors de la saison froide puisqu’il n’a plus la possibilité de faire ce qu’il fait chaque année: des conserves.

Restons sur ce front. La saison des champignons et des baies sauvages, essentiels à leur régime alimentaire, est passée à la trappe comme ce qui est nécessaire aux animaux. Bref, cette catastrophe, qui n’est pas un Act of God, s’est répandue tous azimuts à la vitesse grand V parce que les autorités ont observé, avec un fanatisme qui devrait ravir les adorateurs de la loi de la jungle, les commandements du laisser-faire intégral. Ainsi…

Ainsi, les camions de pompiers datent de la fin des années 70. Les deux tiers d’entre eux sont inutilisables depuis que le pouvoir central a décidé en 2007 de déléguer aux potentats locaux la gestion des forêts. Bien évidemment, ces derniers ont profité de cet ajout de responsabilités pour s’en mettre plein les poches. La vie humaine, ils s’en contrefichent. Avec une absence de remords qui fait écho à celle des dirigeants politiques, Poutine et consorts, et des oligarques.

À l’instar de ce qui fait dans bien des pétro-monarchies, les truands russes qui ont fait main basse sur les richesses du pays investissent à l’étranger. Ils achètent des clubs de football au Royaume-Uni ou des entreprises en Espagne ou en France. Au fond, la Russie est passée d’un extrême à l’autre: du stalinisme au capitalisme sauvage.

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Cher M. Truffaut

J,ai lu avec intérêt votre article sur la Russie dans le Devoir et je suis passablement perplexe, voir déçu. J’ai décidé de vous écrire personnellement au lieu de m’épivarder sur les talkback de votre article sur le site du Devoir.

Premièrement, j’aimerais vous dire que vous avez une totale méconnaissance de la Russie. Vous propagez des clichés remâché que même The Economist ne se nourris plus depuis 2005 (et dieu sait comment ils ont été misérable dans leur couverture de la Russie jusqu’au milieu de la décennie) . Votre article a une bonne base certes, mais il s’effondre lamentablement dans une orgie de stéréotypes datant de l’ère Yeltsin.

Désolé pour cette mise en contexte expéditive et sèche, mais ayant fais des études de Sciences Politiques, continuant  ma maîtrise en géopolitique des questions pétrolières russe et surtout, pour avoir habité deux ans à Moscou et y entretenant toujours plusieurs amitiés, je me devais de vous dire à quel point votre article ne mérite pas de se retrouver dans les pages du meilleur quotidien au pays, toutes langue confondues.

La situation des feux de forêts russe est un savant mélange de facteurs qui ont créé les conditions dune catastrophe que je ne qualifierais pas d’annoncée, mais pas trop loin. En ce sens, vous dite que ce n’est PAS un act of god. Pourtant, l’Ouest du pays vie sa plus importante canicule de l’histoire (depuis qu’il y a des registres). Imaginez le Québec avec 30 jours avec des températures de 30 degrés et plus, des nuits qui ne voient pas la température descendre en bas de 25. Imaginez la SOPFEU, imaginez le Québec brûler. La canicule n’est pas une question de ministère de l’environnement, mais de climatologie. De plus, les feux autour de Moscou sont dans des tourbières. Un feu qui couve sous terre et qui extrêmement difficile à éteindre pour tous corps de sapeurs forestiers d’élites, ce que votre article ne mentionne pas. Ces tourbières ont été asséchées par les communistes pour s’en servir comme carburant d’où leur inflammabilité élevée. C’est pas la faute de Poutine quand même.

Oui les russes vont trouver les prochains mois difficiles. La production de blé est amputé de 10%, pas à cause des feux, mais plutôt de la sécheresse associé à cette canicule et aux mauvaises conditions atmosphérique dues à la fumée.Mais les russes ont passé au travers de pire, croyez moi. De plus, l’aide gouvernementale est l’une des plus généreuse de l’histoire. Le pays entier s’est mobilisé pour éteindre ces feux. Oui, il y a des lacunes et la gestion me semble très broche a foin, mais on est loin d’une république pétrolière se sacrant éperdument de ses habitant comme vous le dite. La Russie fait de son mieux selon ses capacités et connaissances dans une situation exceptionnelle, ferions-nous mieux? J’en doute fort (le verglas nous a paralysé un mois pour 3 jours de verglas, imaginez 3 semaines)

Pour revenir sur l’utilisation des fonds publics, que les dirigeants locaux détournent les fonds et que c’est pour cela que les camions de pompiers datent des années 70. Sachez, M. Truffaut, que la Russie devrait dépenser demain matin plusieurs trillion de Roubles pour ses infrastructures (elles sont si délabrées, qu’elle perd 3%, la moitié du Canada, de PIB annuellement). En proportion, c’est reconstruire un pays qui est 2 fois plus grand et 5 fois plus peuplé que le Canada. Tout cela sans injecter trop d’argent pour ne pas faire galoper l’inflation et en essayant de réduire au minimum la corruption. Un défi colossal qui s’échelonnera sur plus d’une génération. Les rentes énergétiques aident grandement, mais elles sont insuffisantes.

Je pourrais vous en parler longuement de la Russie. Pas celle des stéréotypes des observateurs étrangers, qui ont trop souvent jamais mis les pied dans la Radino (mère patrie) ou qui regarde le pays comme s’il n’avait pas évolué depuis les années 90, pire, voire depuis l’ère communiste. Mais je vais me taire. ne sachant même pas si vous allez porter le moindre intérêt à mon courrier.

Spacibo bolshoye

P.S. Si vous avez des questions, il me fera plaisir d’y répondre dans la mesures de mes connaissances.

P.P.S. Votre texte et ma réponse seront sur mon blogue plein de fautes d’orthographes : https://alek47.wordpress.com/


Aleksandre Lessard

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Spray Tan

C’est crissement laid……..

Être orange ou brun plastique est tout sauf naturel ou santé…..

Si au moins c’était sexy…… Mais non c’est LAID.

Ça fait du bien d’en parler

Merci bonsoir

L’entrevue

Voici l’entrevue intégrale que j’ai donnée ce matin à Tag 96,5 Radio X à Gatineau.

Petit problème…… WordPress n’accepte pas les MP3. je trouve une solution et je vous reviens avec ça.

Alek

P.S. L’intérêt avec les entrevue à la radio c’est que la qualité (son manque) de mon français ne parait pas trop 😛

Sur les changements climatiques

J’ai écris la semaine dernière à propos de Nathalie Elgrably et ses questions sur les changements climatiques. J’ai reçu beaucoup de commentaire (surtout sur la qualité de mon français) et j’aimerais bien vous faire partager ma vision sur la position de l’homme sur l’environnement.

Le texte vient d’un travail que j’ai fait cet automne dans le cadre du cours sur les changements climatiques à l’Université Laval. La question était : selon vous, quelle est la place de l’être humain dans la nature.

L’une des questions les plus fondamentales de l’espèce humaine est aussi l’une des plus pertinentes dans le dossier des changements climatiques. Quelle est la place de l’être humain dans la nature? Une question qui a été poussée par les plus grands philosophes et toutes les religions sans jamais trouver de véritable réponse. Même si la tâche semble colossale, je vais essayer d’exprimer ma position en expliquant les trois sources de mon raisonnement.

Hubert Reeves disait que nous ne sommes que des poussières d’étoile. À la limite, cette expression est hautaine pour nous car même notre planète ne pourrais avoir ce titre enviable tant l’univers est puissant et vaste. Par vaste, on parle d’une entité quasi infinie et en expansion et par puissant, que seulement notre soleil, cette source de vie, va finir par rôtir la terre d’ici quelques milliards d’années.

D’un autre coté, notre héritage judéo-chrétien basé sur le monothéisme et la Bible fait de nous la créature élue par un dieu tout puissant créateur du ciel et de la terre. Cette vision, combinée avec certains passages de la Genèse qui stipulent que Dieu a créé les animaux et la nature pour que nous puissions les exploiter dans le but de prospérer, est très mercantile et donne peu de considérations sur les sujets exploités, car Dieu a dit qu’ils les avaient créés pour qu’ils servent nos fins et qui veut s’opposer à sa volonté?

En dernier lieu, il y a tout le mouvement Gaïa qui émane des peuplades en lien direct avec la nature et de personnes qui croient que par ses interactions très complexes, la terre serait un être vivant. Un mouvement qui peut déraper facilement vers l’eugénisme mais qui est fort d’instruction sur la manière dont on détruit notre seule et unique planète.

Mon opinion est que malgré que nous soyons moins que des acariens à l’échelle astronomique, notre intelligence et notre situation unique nous pousse à utiliser notre environnement pour compléter une certaine destinée manifeste. Cependant, même si nous ne sommes pas le pire danger pour notre planète, nous sommes en ce moment ceux qui en abusent le plus et que, simplement pour une question de qualité de vie, on devrais faire un effort pour garder l’ensemble qui nous soutient propre et vivable.

Alek

Limbaugh, Beck, Elgrably, Dupont et les vrai questions vu par South-Park

En écrivant mon texte bourré de fautes sur Nathalie Elgrably hier, je me suis certes ennuyé d’Antidote, mais aussi rappelé cet excellent épisode de South-Park.

En effet, à force d’écouter la droite parler, je me rend compte qu’elle pose beaucoup de questions. Que ce soit les bonzes américains ou même les animateurs surréalistes de CHOI radio X, tous ont cette prétention de poser les VRAIS quetions.

Bon visionnement

Alek

De la Guerre en Afghanistan

Câlisse que je déteste la guerre qui se déroule dans l’Est de l’Afghanistan.

C’est vrai, autant que je me dit que c’est un service à la planète d’essayer de foutre une volée à Al Qaeda et aux Talibans, autant je me demande ce qu’on fout la bas. En effet, on pourrait quitter et simplement téléguider les opérations à distance, laissant les afghans se démerder tout seul. On pourrait aussi convertir une bonne partie des fonds militaires en aide directe à la reconstruction et au développement…. pour reconstruire quoi? Ça c’est moins clair.

Aujourd’hui, le président Obama va annoncer l’envois de troupe supplémentaires pour mettre fin à l’nsurection sur la frontière avec le Pakistan. Un geste décrié par tous, même Dick Chaney (pour de mauvaises raisons). Micheal Moore s’en mêle aussi dans une vibrante lettre au Président.

Malgré tous ces bons arguments, je dois me pronnoncer  faveur du maintien des troupes dans ce coin du monde. La seule raison valable est le Pakistan voisin. Une poudrière prête à exploser à tout moment.  Cette poudrière serait relativement 

oubliée si le Pakistan n’avait pas d’armes nucléaires. Ces armes rendent le retrait des forces militaires délicat pour 2 raisons. Premièrement, garder des soldats en Afghanistan permet aux rebelles de tout accabit de se battre contre les méchants envahisseurs chrétiens (infidèles) occidentaux et utilisent moins leur ressources pour foutre le bordel au Pakistan. Deuxièmement, la nature ayant horreur du vide, le retrait de ces zones serait accompagné par une prise de contrôle par les Talibans et autres groupes associés aux zones tribales frontalières.

Il y a ici une double menace, soit permettre aux rebelles de réorganiser leur startégie et réaffecter leur ressources pour déstabiliser Kaboul et Islamabad tout en donnant un refuge à l’extérieur du Pakistan pour ces combattants. Bref, presque un retour ante belum en 2001.

Huit années de combat, dans une cause qui est quand même juste, pour revenir à la case départ. C’est pour cette raison que je crois que l’OTAN devra rester encore quelques années en Afghanistan afin de sécuriser le pays.

Finalement, il serait temps de négocier avec ces rebelles. Je crois que cela pourrait être la meilleure façon de pacifier le pays et intégrer tous les acteurs dans un projet cohérant.

 

Alek

Maxi déception

maxi-maxi-cieDernièrement, je em suis arrêté dans un Maxi pour faire mon épicerie (marché pour mes chers lecteurs d’outre-Atlantique) Le seul mot qui me vient en tête pour décrire mon expérience est : minable.

L’ambiance tout en blanc cré un impression de vide et de négationisme. Aussi, je me sens plus pauvre que je le suis dans cette ambiance du bas prix. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est comment un supermaché de cette grandeur peut avoir si peu de choix. Je comprend que certains produits de luxe peuvent ne pas être disponibles, mais ne pas avoir de steak tranché pour le BBQ en plein mois de juillet et dans un quartier résidentiel pleins de bungallow est INACCEPTABLE.

Non vraiment, je considère le Club Price  comme une expérience de magasinage personalisé de quartier comparé au Maxi….

Est-ce que j’ai vraiment économisé dans tout ça?

pour 6 pièces de viandes, du lait, de la crème, 2 fromages, 2 baguettes, un sorbet à la mangue et une caisse de 12 Boréales, la facure s’est élevé à peu près à ce que j’aurais payé dans mon quartier, l’expérience mois austère en plus.

Vraiment, le Maxi c’est avomir des clous

Alek

 

PS Je vais probablement écrire un autre texte sur pourquoi je méprise l’industrie de l’alimentation, incapable de se renouveller malgré une féroce compétition.